Architecture

La Distinction Romande d’Architecture

01 Oct 2018

Attendue impatiemment tous les quatre ans, la Distinction Romande d’Architecture met à l’honneur des réalisations exemplaires de notre territoire. Un véritable coup de projecteur sur notre culture du bâti.

 

La  Distinction Romande d’Architecture (DRA)  vise à mettre en lumière des réalisations de qualité ou des contributions significatives dans les domaines de l’architecture, de l’ingénierie civile, des ouvrages d’art, du paysagisme et des espaces publics. Elle a lieu tous les quatre ans et s’intéresse de près aux réalisations récentes des cantons romands, y compris celles de la partie francophone du canton de Berne.

 

Elle honore des maîtres d’ouvrage et des concepteurs qui, par leur orientation sensible pour la construction, contribuent à la constitution d’un meilleur environnement construit. Elle s’avère particulièrement sensibles aux réflexions liant les réalisations à leur cadre social et à l’environnement.

 

La Distinction 2018

 

Organisée par le Canton de Genève, cette quatrième édition de Distinction Romande d’Architecture a porté son attention sur la période du 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2017.

 

Présidé par Yvette Jaggi, le jury a aussi pu compter sur la participation de l’architecte Tony Fretton en tant que vice-président. On retrouvait à leurs côtés des représentants de chaque discipline: Mathias Heinz pour l’architecture, Christophe Ponceau pour l’architecture du paysage, Matali Crasset pour l’architecture d’intérieur et Andrea Pedrazzini pour le génie civil.

 

Les huit projets honorés reflètent la diversité des territoires romands – alpin, jurassien, de plaine, urbain – qui implique une diversité des problématiques contextuelles et des réponses bâties. Ils sont exemplaires du point de vue de leur engagement vis-à-vis des territoires dans lesquels ils s’insèrent.

 

  • ©Matthieu Gafsou

    Salle polyvalente à Le Vaud. Il s’agit d’une infrastructure publique qui relie et rassemble l’entier des habitants du village. Les deux façades pignons dessinent la silhouette du bâtiment et sa volumétrie. La forme semble se comprimer. De l’extérieur, la salle fait penser à un mix entre un hangar agricole et une montagne. Elle est en bois et béton recouvert d’une peau de métal. Le 4 juillet 2016, un incendie l’a détruit entièrement. Maître d’oeuvre: LOCALARCHITECTURE

  • ©Michel Bonvin

    École de la Verrerie, Fribourg. L’école s’implante le long de la rue principale, à l’entrée du hameau du Crêt. Une grande toiture et un bardage en mélèze englobent les divers éléments du programme, formant un tout dont les différentes parties restent lisibles. Le choix du bois comme matériau de revêtement et sa mise en oeuvre font référence aux bâtiments ruraux environnants, ainsi qu’à la riche tradition de construction en bois de la région. Maître d’oeuvre: Alain Wolff architectes

  • ©Lluis Casals

    Parlement vaudois. Il aura fallu quinze ans pour reconstruire la salle du Grand Conseil vaudois après l’incendie de mai 2002 et pour restructurer tout l’îlot dont fait partie le bâtiment conçu un siècle plus tôt par l’architecte Alexandre Perregaux. L’ouvrage marque sa présence au faîte de la Cité par une toiture pyramidale symétrique. Laquelle offre un éclairage zénital à la salle parlementaire où les débats se déroulent désormais avec vue sur la ville et la réalité – utile rappel aux élus. Maître d’oeuvre: Atelier Cube et Bonell i Gil

  • ©Fabio Chironi

    Revitalisation de l’Aire (Bernex, Confignon, Perly-Certoux, Genève). L’Aire traverse une plaine agricole. Dès la fin du XIXe siècle, la rivière fut progressivement canalisée. Le projet associe le nouvel espace de liberté de la rivière à une suite de jardins implantés dans l’ancien canal. En refusant la piste trop simpliste d’une suppression de l’ouvrage ancien, l’intervention met en évidence les transformations en cours sur le temps long. Maître d’oeuvre: Groupement Superpositions, Georges Descombes, Atelier Descombes Rampini

  • © Rolf Siegenthaler

    Centre village, Cressier. Comment ce village pouvait s’étendre tout en préservant ses qualités visuelles et spatiales? Le plan d’ensemble proposé intègre les bâtiments existants en y ajoutant de nouveaux : le résultat est un endroit neuf, avec toute l’informalité et les qualités du lieu d’origine. Les éléments d’architecture traditionnelle ont été intégrés et réinterprétés dans une mise en oeuvre contemporaine pour requalifier un contexte bâti sans en perdre les qualités premières. Maître d’oeuvre: LVPH architectes

  • ©Roland Halbe

    École Primaire Châteauneuf-Conthey. Les trois programmes de l’agrandissement du centre scolaire, soit l’enseignement, le sport et l’accueil, sont regroupés dans un bâtiment de forme compacte, implanté au nord du l’école actuelle. Ils se situent au milieu d‘une zone industrielle, dans la banlieue de Sion. La fluidité des espaces, la multiplicité des vues intérieures offrent une occasion de développer une vie riche, propice à un enseignement décloisonné. Le plan à patio permet de proposer des espaces lumineux, en s’isolant de l’activité commerciale voisine. Maître d’oeuvre: Bonnard Woeffray architectes

  • © Johannes Marburg

    Ensemble chemin Rigaud 55, Chêne-Bougeries. Ce projet de 49 logements et d’une crèche aborde les thèmes très actuels de la densification de la proche périphérie urbaine et du logement en coopérative participative. Son aspect, évoquant six grandes maisons locatives en bois plutôt qu’un seul et même bâtiment, lui permet de bien s’intégrer entre dans un secteur de villas. Doté de nombreux espaces et locaux communautaires, de paliers et de couverts de dimensions généreuses, le projet concrétise spatialement une certaine idée de la vie en coopérative. Maître d’oeuvre: Bonhôte Zapata Architectes SA

  • ©Lia Wagner

    Maison Farel. La maison de paroisse Farel a été construite 1959 par l’architecte biennois Max Schlup. Ce bâtiment doit notamment son classement à l’inventaire du patrimoine à sa façade rideau, au choix des matériaux, à l’organisation intelligente des espaces. La démarche architecturale s’est située entre rénovation et restauration. Il a fallut réutiliser au maximum les matériaux en présence, revenir aux finitions initiales, décortiquer les logiques des normes imposées pour revenir aux sources de la réflexion et aboutir à de nouvelles solutions en accord avec l’héritage culturel que représente ce bâtiment. Maîtres d’oeuvre: 0815 Architekten GmbHFarelhaus SA.

L’exposition des projets lauréats

 

La Distinction Romande d’Architecture souhaite encourager et promouvoir, dans le public, la constitution d’une conscience de l’art à bâtir. Elle lance des campagnes de sensibilisation par des débats, des plates-formes de discussion, des publications ainsi que des événements tels que des expositions itinérantes. Elle utilise tous ces moyens pour la promotion de l’architecture de la Suisse romande aux niveaux national et international.

 

L’ exposition sur l’édition 2018 sera présentée à minima dans les cinq cantons romands et devra tourner ensuite en Suisse alémanique, au Tessin et à l’étranger ( Barcelone, Paris, Lyon, Bruxelles, etc.). Afin de concevoir, produire et diffuser cette exposition, les organisateurs collaborent étroitement avec la HEAD et l’HEPIA.

 

La manifestation est à voir actuellement au Pavillon Sicli. Inspirée des modules d’aires de jeux brutalistes des années 60 et faisant écho au style moderniste du bâtiment Sicli, la proposition des étudiants revisite les fameuses et disparues « cages d’écureuil ». Celles-ci dialoguent dans leurs dimensions, leurs couleurs, et leur aspect filaire avec les modules de la scénographie que le visiteur retrouve entre les murs de l’exposition.

 

 

Exposition La Distinction Romande d’Architecture

Jusqu’au 14 octobre 2018

Au Pavillon Sicli

Route des Acacias 45

1227 Acacias

 

 



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