La vie balnéaire a été inventée dans les années 1730 sur les côtes anglaises après que bourgeois et aristocrates se soient enrichis avec la révolution industrielle. C’est l’époque des villes d’été au bord de la Manche et de la mer du Nord, jusqu’à ce que les « trains de plaisir » viennent relier les capitales à de nouvelles destinations à partir de 1850 et inventer ainsi un nouveau tourisme de villégiature sur toutes les côtes, françaises notamment. Nice devient ainsi la première station balnéaire hivernale d’Europe.

 

Or ce n’est qu’en 1887 que l’écrivain et poète français Stéphen Liégeard invente le terme « Côte d’Azur » pour remplacer la dénomination « Riviera » et circonscrire un territoire allant de La Ciotat à Menton. L’époque est alors principalement à la construction de palaces et de villas.

 

Mais cette appropriation des côtes méditerranéennes, et la démocratisation du tourisme pour tous dans les années 1950, va alors transformer la Côte d’Azur en une terre d’expériences où vont se côtoyer les plus grands noms de l’architecture moderne: Rob Mallet-Stevens, Eileen Gray, Le Corbusier, Jean Prouvé... D’autres sont plus discrets au regard des traces laissées, mais pas moins importants quand on voit leurs réalisations : Jean Balladur à La Grande-Motte, l’Atelier de Montrouge avec le village du Merlier...

Preuve de l’attirance de cet aimant azuréen, d’autres architectes, contemporains, continuent d’essaimer leurs réalisations, qui sur un promontoire, qui dans une calanque ou sur une plage, même si l’époque est plutôt aux constructions hôtelières où l’expérience d’utilisation prime (voir le Hi Hôtel signé Matali Crasset). 

S’il y avait une nouvelle étape de standardisation touristique à observer aujourd’hui, elle serait à voir à travers l’oeuvre de Rudy Ricciotti dont nombre de villes du littoral (Menton, Marseille) semblent vouloir répéter un hypothétique effet Bilbao. 

De toutes les manières, plutôt que de se laisser aveugler par un soleil éblouissant, profitons d’une virée à la mer pour découvrir quelques beautés cachées !

Visite guidée sur le pourtour de la grande bleue (attention certains sites ne sont aceessibles que sur réservation)

Art de Vivre / 22 Mai 2017

Texte: Maxime Pegatoquet

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