Maison Pratique

Tout savoir sur le matelas pour bien choisir

17 Août 2017

Pour bien choisir sa literie, il faut d’abord comprendre à quoi se réfèrent les étiquettes et les catalogues. A suivre un petit dictionnaire qui recense le vocabulaire indispensable à savoir.

Ame
Aussi appelée noyau, l’âme renvoie aux éléments situés dans la partie la plus profonde du matelas. Elle peut être en bloc de mousse, bloc de latex, laine ou à ressorts. Elle est presque toujours recouverte de différentes couches de garnissage dont les matériaux peuvent être divers. Ainsi, un matelas dits «à ressorts» (en référence à son âme) comprendra souvent des couches de mousse et/ou de latex pour recouvrir ses petites spirales.

 

Ressort

Matelas à ressorts ne rime pas forcément avec sensation de rebond. Tout dépend des matières qui constituent le garnissage mais aussi du type de ressorts employés. On évitera ainsi les ressorts qui sont reliés entre eux – type Pullman ou Bonnel – car lorsqu’on appuie sur un côté du matelas, l’autre a tendance à se soulever. En revanche, on privilégiera les ressorts ensachés – c’est-à-dire enfermés individuellement dans un sachet – qui préservent l’indépendance des différentes parties du couchage.

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A gauche exemple de ressorts Bonnel. A droite, exemple de ressorts ensachés dans une poche en calicot chez Vi-Spring

 

Latex

Ce matériau peut être utilisé pour constituer l’âme d’un matelas ou des couches de rembourrage. Il est très apprécié pour son élasticité, autrement dit sa capacité à épouser le corps puis à reprendre sa forme initiale. La pérennité de son soutien joue également en sa faveur. On distingue le latex obtenu par réactions chimiques de dérivés pétroliers du latex naturel à base d’hévéa. Mais attention, même le latex vendu comme «naturel» l’est rarement et contient pratiquement toujours des charges chimiques. Seul le latex fabriqué selon le procécé Talalay et nommé comme tel est garanti avec 97% de latex naturel.

 

© e-Citizen

Chez e-Citizen, l’âme d’un matelas en latex Talalay

 

Soutien

Le soutien évoque la capacité de l’âme du matelas à exercer une pression vers le haut pour éviter que le corps ne s’enfonce trop. Il peut être plus ou moins ferme, aucun soutien n’étant dans l’absolu meilleur pour le dos qu’un autre. Il convient donc de choisir en fonction de ses goûts personnels. Une fois sa préférence déterminée, une vérification s’impose cepen-dant: la colonne vertébrale de l’usager doit être droite dans la position qu’il adopte le plus souvent, soit couché sur le côté, sur le dos ou sur le ventre. En effet, un matelas ferme ne doit pas l’être trop, afin que puissent s’enfoncer les parties les plus lourdes du corps. A l’inverse, un matelas mou ne doit pas empêcher les parties les plus lourdes du corps d’être repoussées en direction de la surface.

 

Accueil

La notion d’accueil est attribuée à la première sensation ressentie lorsqu’on s’allonge sur un matelas. L’accueil peut procurer l’impression d’être enveloppé ou, au contraire, libre de ses mouvements, de tenir chaud ou de rafraîchir, de gratter, d’être moelleux etc… Il est déterminé par les matériaux de garnissage utilisés à proximité de la surface du matelas (les couches sous coutil). Ceux-là ne doivent en aucun cas être négligés car ils concernent les matières les plus proches de notre corps et il est impératif de se renseigner à leur sujet. Attention notamment aux matériaux qui ont tendance à faire transpirer.

 

© Roviva

Matériaux de garnissage de surface chez Roviva.

 

Confort

Le confort d’un matelas dépend à la fois de l’accueil (la première sensation lorsqu’on s’allonge sur le matelas) et du soutien (la fermeté avec laquelle l’âme du matelas soutient le poids du corps). Le confort peut évoluer avec le temps, notamment parce que le soutien tend souvent à diminuer avec les années. Un soutien durable peut être procuré par des ressorts mais aussi par certains matériaux comme le latex ou le crin de cheval.

 

Zone de confort

Selon sa morphologie, il peut être intéressant de tester des matelas au confort ciblé, c’est-à-dire présentant différents degrés de fermeté selon les parties du corps qu’ils doivent accueillir. En principe, les zones des épaules et des mollets sont plutôt souples; celles des lombaires et des cuisses moyennement fermes; celle de la zone centrale ferme.

 

Face

Sur les produits haut de gamme, les couches de garnissage qui définissent l’accueil d’un matelas ne sont pas les mêmes des deux côtés. Cela afin de mieux s’adapter aux différentes saisons. Sur la face hiver, le rembourrage est plus épais et constitué de matériaux qui conservent la chaleur. Sur la face été, c’est l’inverse.

 

Mousse à mémoire de forme

Cette mousse est souvent utilisée pour les couches de garnissage placées juste au dessous de la surface du matelas afin d’améliorer l’accueil. Si elle s’avère ferme au premier contact, elle procure rapidement une sensation moelleuse d’enveloppement. Son avantage réside dans sa façon de s’assouplir en épousant très précisément les contours du corps, ce qui permet de soulager toutes les zones de tension. En revanche, elle n’est pas toujours appréciée des personnes qui transpirent abondamment, de celles qui bougent beaucoup ou détestent se sentir blotties dans un cocon. A tester avant d’acheter.

 

© Superba

Mousse à mémoire de forme Superba.

 

Surmatelas

Le surmatelas sert à affiner l’accueil du matelas. Il ajoute un peu de moelleux et de douceur. Il permet aussi de compenser les défaillances ergonomiques d’un matelas trop ferme en aidant à maintenir la colonne vertebrale droite. Par ailleurs, certains surmatelas sont spécifiquement conçus pour les dormeurs qui transpirent beaucoup. Autre avantage: ils sont généralement lavables en machine.

 

© Treca Interiors Paris

Surmatelas Treca Interiors Paris sur matelas et sommier.

 

Coutil

Le coutil est le textile qui enveloppe le matelas. Il est en général fixé aux couches intérieures du matelas ce qui évite le déplacement du tissu et les plis désagréables. Cependant, on trouve sur le marché certains coutils déhoussables.

 

Aération

Une partie de notre transpiration nocturne est fatalement absorbée par le matelas. Or si elle n’est pas évacuée, cette humidité désagréable peut favoriser les bactéries, les acariens et les moisissures. Le problème se pose peu avec les matelas à ressorts qui génèrent mécaniquement une ventilation. Sur les matelas en latex, la perforation d’alvéoles dans la matière permet en général d’éviter le désagrément. En revanche, une bonne ventilation des matelas en mousse requière plus de technicité. Outre l’aménagement de canaux d’aération, différentes matières permettant de réguler l’humidité et la température sont ajoutés à la mousse par les fabricants. Certains matériaux ont d’ailleurs été spécialement développés pour régler ce type de problème. Tel est le cas du Geltex. Composé de molécules de gel, de cristaux de mousse et de cellules d’air, il s’avère hautement respirant. Il permet en outre d’assurer un bon soutien et un confort ciblé.

 

Active Fresh 400 © Superba

Geltex sur matelas Active Fresh 400 de Superba.

 

Aérateur

Petite pièce comportant une grille, fixée à différents endroits du coutil. Si la présence d’aérateurs ne suffit pas à prévenir l’apparition de moisissures et d’humidité, elle peut contribuer à favoriser la circulation d’air à l’intérieur du matelas. D’où une amélioration de l’hygiène et de la durée de vie du produit.

 

Sommier

Il en existe trois principaux types. Tout d’abord, le sommier à lattes non recouvertes, souvent articulé, qui s’avère idéal avec des matelas en mousse ou en latex parce qu’il favorise leur aération. Ensuite, le sommier tapissier à ressorts: entièrement recouvert de tissu, il agit en parfaite synergie avec l’âme d’un matelas à ressorts. Enfin, il existe aussi un sommier qui n’est pas à ressorts mais qui peut être utilisé avec un matelas à ressorts, il s’agit du sommier tapissier à lattes. Il est composé de planches de bois recouvertes de mousse et de tissu. A noter par ailleurs qu’en dehors de ces catégories, certaines marques ont développé leur propre technologie de sommier. Tel est le cas du « sommier à lattes à ressorts » de Treca Interiors Paris ou du « sommier sur support » de Trinatura et Hülser Nest.

 

Flatex color © Riposa

Sommier à lattes Flatflex color, Riposa.

 

Sommier à lattes à ressorts

C’est la spécificité du sommier Trecaflex. Il s’agit d’un sommier dans lequel se trouvent des ressorts ensachés coincés entre des lames de bois. S’il s’utilise avec un matelas à ressorts comme le sommier tapissier à lattes, il présente néanmoins plusieurs avantages par rapport à celui-ci. Il complète plus efficacement l’action de soutien des ressorts du matelas, s’avère moins épais et donc mieux adapté aux lits design bas. Enfin, il peut être articulé comme n’importe quel sommier de relaxation.

 

Trecaflex © Treca Interiors Paris

Trecaflex chez Treca Interiors Paris.

 

Sommier sur support

Il existe des systèmes de couchage dans lequel le métal est remplacé par du latex. Plus précisément, ces systèmes reposent sur la présence d’un sommier particulier ressemblant à un tapis en lamelles de bois sous lequel se trouvent des supports de stabilisation et de suspension en latex (des sortes de barres ou de boudins en latex). La construction de chaque sommier diffère un peu selon la marque mais l’objectif est toujours de faire en sorte que le tapis en lamelles de bois suive les mouvements du corps, sans générer de creux au milieu de lit. Mais attention, ce type de sommier sur support latex doit obligatoirement reposer sur une structure rigide (une grille en bois, parfois déroulable) que l’on fixe au cadre de lit. De plus, il s’utilise toujours avec un matelas en latex.

 

© Trinatura

Sommier sur support latex de Trinatura. Hülser Nest. Le concept Designa permet d’enfermer un surmatelas, un matelas en latex et un sommier sur support latex à l’intérieur d’une housse.

 

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