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Oïphorie à Zurich

17 Avr 2018

Le Museum für Gestaltung fête sa réouverture avec des expositions passionnantes, dont l’une consacrée à Atelier Oï.

 

Idéalement situé à quelques encablures de la gare centrale, le fier bâtiment des années 1930 a retrouvé son caractère après trois ans de rénovation. Le hall majestueux a été dégagé ; le plafond intermédiaire dans la galerie – ajouté dans les années 1970 – a disparu, laissant place à un grand volume avec ses deux niveaux d’origine. Agrémenté de nouvelles salles d’exposition, le musée s’est adapté aux standards muséaux contemporains. La réhabilitation de cet ouvrage majeur du « Neues Bauen » suisse s’est effectuée en étroite concertation avec les services de la Conservation des monuments historiques.

 

En parallèle, au Toni-Areal, dans le quartier de Zurich-Ouest, le second site du musée abrite désormais ses archives, comprenant plus de 500 000 objets, sous un même toit. Le public peut bénéficier de ces deux sites et, dès 2019, un troisième viendra compléter la visite. La Ville de Zurich a en effet confié au musée la gestion du pavillon Le Corbusier. Ce joyau architectural situé dans un grand parc près du lac a été inauguré en 1967 ; c’est le dernier projet exécuté par l’architecte et le seul qu’il ait jamais construit en Suisse alémanique.

 

Pour célébrer sa réouverture, l’institution a misé sur plusieurs expositions puisées dans ses riches fonds de design, d’arts graphiques et décoratifs. « Collection Highlights » déploie quelque 2000 objets du quotidien, affiches, textiles, design de mobilier et de produit. Dans la nouvelle salle adjacente, « Habitat idéal » présente sept types d’ameublement du 20e siècle qui retracent l’évolution des styles de vie et les tendances majeures du mobilier suisse de l’ère moderne. Quant à l’exposition « Histoires d’affiches », elle donne à voir une infime partie de la plus grande collection d’affiches du monde.

 

Apothéose de cette profusion visuelle, les designers romands d’Atelier Oï occupent le coeur du bâtiment. Désormais tout ouvert, le hall se prête particulièrement bien à l’installation immersive et sensorielle Oïphorie, proposée par le trio de La Neuveville. Créations connues ou développées pour l’occasion, les objets aériens remplissent l’espace comme autant de constellations ludiques qui pulsent, valsent et vibrent au moindre courant d’air. Suspendues en apesanteur, les poétiques compositions de fleurs blanches en papier japonais Minoshi font écho aux grandes spirales de fines lamelles et aux minces baguettes de bois Brindilles qui s’élancent vers le ciel.

 

Oïphorie
Museum für Gestaltung
Zurich
Jusqu’au 30 septembre 2018

 

 

 

 



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