Design

Nicolas Perrottet, Health is more

06 Déc 2018

On pourrait dire qu’il est un adepte de l’adage « un design sain dans un intérieur sain ». À travers ses différents projets, le designer suisse Nicolas Perrottet promeut le beau, le bon et même le bio. Découverte.

 

Nicolas Perrotet vient de terminer l’aménagement du multi-space qu’il occupe à Genève avec deux bibliothèques qui montent jusqu’au plafond. L’une pour les livres, l’autre pour les ustensiles de cuisine. La nourriture du ventre d’un côté, celle de la tête de l’autre. Deux facettes qu’on peut retrouver dans ses travaux pratiques, d’abord parce qu’il est l’acteur de quelques-uns des plus beaux espaces pour manger de la cité calviniste. Ensuite, parce qu’il potasse sur un aménagement de la Bibliothèque de Genève où il prévoit notamment un mur de bustes qui devrait valoir son pesant de revenants. Les fans d’Arya Starck, héroïne de la série Game of Thrones et membre de la confrérie des Sans-Visage, devraient apprécier la visite.

 

Dépositaire d’un design healthy, Nicolas Perrotet a imaginé ici un espace de yoga, là un salon de coiffure à base de chanvre, ailleurs un concept de cabane nomade… On peut souvent y déceler le goût du beau matériau, une élégance certaine des formes et des clins d’oeil qu’il n’a aucune gêne à assumer.

 

A suivre quelques projets de ce designer qui nous fait du bien.

 

  • ©Federal Studio

    Nicolas Perrottet.


  • Woody Way, les maisons qui roulent.
    Elles recèlent des trésors d’imagination et de fonctionnalités au mètre carré : rangements qui font office de placard, mezzanine agrémentée d’un filet de multicoque pour offrir une zone de détente tout en laissant passer la lumière, plans de travail rétractables inspirés du fonctionnement des bateaux, sans oublier l’option « sky view » avec deux Velux qui donnent l’impression de dormir à la belle étoile.

  • ©DylanPerrenoud

    Alive.

    En vie. Vivant. Dans cet espace à l’épure cliniquement bienveillante, on trouve un take away de produits bio / vegan, un corner avec une banquette montée sur palettes, et derrière une salle de yoga. Le sol, en pierre de Venise, est comme une goutte lâchée sur le sol, qui cascade par répliques successives et permet de délimiter les différents pôles d’attraction


  • Athénée 4.

    C’est un lieu qui a la beauté d’une cathédrale et pour cause, c’est une ancienne école religieuse, aujourd’hui transformée principalement en bar à musique live. On y mange (bien) à midi quinze, dans un espace que Nicolas Perrottet a meublé ici d’un bar en marbre et là d’un mur végétal, au milieu d’un îlot de verdure à roulettes. Le mobilier est mobile, lui aussi, dessiné sur mesure pour épouser la forme crénelée des fortifications à la Vauban

  • © Baptiste Coulon

    Centre d’art contemporain.

    Posé dans le hangar de l’espace d’exposition Le Commun se découvre ce pupitre à l’approche minimaliste. Un bloc proche du White Cube qui reprend la forme archétypale de l’usine, clin d’oeil à la Société genevoise d’instruments de physique qui en a longtemps occupé les lieux. Les poignées symbolisent les cheminées, les lambourdes qui occupent le mur et séquencent la signalétique évoquant les étages du bâtiment.


  • Pachamama.

    Dans le nouvel écoquartier de la Jonction (ex-Artamis), Pachamama est un salon de coiffure et d’esthétique qui prend soin de nos cheveux et de notre peau avec un maximum d’ingrédients naturels. La proposition architecturale s’agrémente d’éléments de mobilier en béton de chanvre et les miroirs, dessinés sur mesure, ont la taille du soleil qui était au coeur de la vie des Incas. Des bûches font office de repose-pieds et le courant électrique utilisé est à 100 % vert et genevois.



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