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Univers d’écrivains

01 Nov 2018

Comment vivent les auteurs qui nous font rêver ou nous fascinent ? Quelle est leur place privilégiée pour entamer le processus d’écriture? Quels ingrédients leurs sont nécessaires pour créer? Quelle atmosphère les inspire? Trois écrivains de Suisse romande nous ouvrent leurs portes. Rencontre à leur domicile.

 

CHEZ LUDIVINE RIBEIRO.

 

Ludivine Ribeiro est née à Genève, on ne sait pas quand et un peu par hasard, d’un père indien et d’une mère allemande. Après une licence en lettres, elle se met à écrire pour divers journaux (Femina, Vogue, Le Nouveau Quotidien, la Tribune de Genève, Le Temps, Cosmopolitan, et beaucoup d’autres) et devient la plus jeune rédactrice en chef de Suisse en prenant la tête de l’hebdomadaire Femmes d’aujourd’hui. Elle a aussi créé et dirigé le magazine Edelweiss, avant de se souvenir de son rêve d’enfant: écrire des livres. Son premier  roman, Le même ciel est sorti chez JC Lattès.

 

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Ludivine Libeiro aime écrire à son bureau, à sa table, face à la fenêtre. Il faut que la pièce soit en ordre (du moins en apparence) et que la table soit dégagée. Et que le lit soit fait, même s’il est dans une autre pièce, et donc invisible. Ses ingrédients nécessaires à la création? Le silence. La solitude. Personne dans la maison. Et la lumière du jour (dès que la nuit tombe, elle ne peut plus écrire une ligne).

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Le bureau, face à la fenêtre.

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Contre le mur blanc transformé en mood board, le « meuble aux 96 tiroirs » bricolé par Ludivine avec des casiers Ikea.

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Couleur orange pop, le mythique fauteuil Egg de Jacobsen, objet longtemps convoité par Ludivine. Sur le parquet, de petits tapis en laine à longs poils.

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    La petite touche vintage.

CHEZ YASMINE CHAR.

 

Yasmine Char est née à Beyrouth d’un père libanais et d’une mère française. Elle a étudié les lettres à l’Université de Beyrouth puis voyagé à travers le monde à partir de ses 25 ans, dans le cadre de missions humanitaires notamment. Elle vit en Suisse depuis vingt ans et dirige le théâtre de l’Octogone à Pully. Elle est l’auteur d’une pièce de théâtre, Souviens-toi de m’oublier, jouée avec succès à Paris, et d’une balade érotique, À deux doigts, publiée aux Éditions Favre en 2004. La Main de Dieu, son premier roman, est publié aux Éditions Gallimard en 2008 et remporte huit prix littéraires. Il est traduit en arabe et paraît dans la collection Folio en 2010. Le palais des autres jours est paru en février 2012, toujours chez Gallimard.

 

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Yasmine Char écrit à la table de sa salle à manger en bougeant parfois vers la coin du canapé ou dans le fauteuil. Peu importe les éléments qui l’entourent car elle est réellement plongée dans l’écriture. Par contre, elle a besoin de silence. Seule une rupture du silence peut couper court à son inspiration. Elle écrit sur un cahier Clairefontaine à spirales et apprécie la présence d’une bougie parfumée à la figue ou la fleur d’oranger.

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    La table de la salle à manger disposée perpendiculairement à la porte-fenêtre offre une vue imprenable sur le lac. Autour, les chaises revêtues de peaux de mouton donnent un côté cosy à l’atmosphère.

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    La suspension géante en papier projette des ombres florales sur le plafond et les murs le soir venu.

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Le buffet des années 50 a été chiné dans une brocante. Dessus, le globe est un cadeau transmis de père en fils, le cheval en bois vient du Liban. Au mur, le diptyque est une sérigraphie sur aluminium d’Emmanuelle Antille.

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Tabouret Bishop d’India Mahdavi.

CHEZ NADINE RICHON.

 

Journaliste, Nadine Richon écrit depuis longtemps mais elle n’a publié son premier roman que récemment, Crois-moi, je mens, chez Bernard Campiche Éditeur, en 2014. Par la suite, elle a remporté un concours lancé par les étudiants du Master Édition de la Sorbonne, et l’un de ses textes a été publié dans leur bel ouvrage illustré À l’heure de Moscou: des nouvelles du Transsibérien (Éditions du Samovar, 2016). En 2017, elle a sorti Laisse tomber les anges (chez Bernard Campiche Editeur).

 

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Nadine Richon s’installe plutôt debout dans son salon-bar, ou assise à une table, souvent celle de sa cuisine. Jamais dans un fauteuil. Pour écrire, il lui faut une bonne luminosité, un certain ordre dans le désordre, le plus grand silence possible; avec quelques exceptions, car il lui arrive d’écrire dans les cafés avec de la musique et des voix en toile de fond.

     

     

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Devant le coin bar qui sépare cuisine et salon, les piles de livres voisinent avec le classique fauteuil LC2 en cuir noir de Le Corbusier. À l’arrière-plan les éléments de rangement de la cuisine affichent une rafraîchissante teinte turquoise.

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Des livres et encore des livres. « La lecture fait partie du processus littéraire, elle nourrit ma réflexion, m’inspire des critiques et de l’admiration » explique t’elle.

  • © Catherine Gailloud parue dans EC2-2016

    Ses inséparables chaussures. Pour Nadine faire du sport en salle ou dans la nature est un prélude à la création.



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