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BIG Biennale, déclencheur de projets

28 Mai 2019

Dessin ©Le laboratoire d'architecture, BIG 2019

 

Le temps d’un week-end, 180 participants issus de structures indépendantes locales et européennes présentent leur travail lors de la Biennale Interstellaire des espaces d’art de Genève. 

 

La BIG est née en 2014 suite à l’annonce de l’abandon de la MAC (Manifestation d’art contemporain organisée par la Ville de Genève jusqu’en 2011). C’est une initiative d’acteurs issus de la scène culturelle alternative à Genève. Leur but : organiser un événement à leur image, à savoir qui ne fonctionne ni comme un festival, ni comme une exposition organisée par des commissaires. Au contraire, la BIG se présente comme un pan entier de la culture locale qui se développe de manière à la fois démocratique et horizontale. En révélant le fort ancrage au sein de la population des espaces dit « indépendants » – le terme étant à prendre avec des pincettes puisque rares sont les structures qui ne bénéficient pas de subventions –, elle entend démontrer l’absolue nécessité de lieux de culture dans la fabrication de la ville de demain. Les deux premières éditions ont rencontré un vif succès puisque près de 3000 personnes ont convergé vers l’événement !

 

Une nouvelle dynamique

Pour l’édition 2019, la manifestation se dote d’une autre dynamique. Une nouvelle équipe de coordination composée des artistes et curateurs Louise Bailat, Benoît Beurret, Rémi Dufay, Ulysse Prévost, Kevin Ramseier et Emma Souharce a été désignée pour proposer un projet. Le concept artistique fait référence à la notion d’espace dans sa globalité puisque cette 3e édition se veut interstellaire et questionne la manière de cohabiter dans un même espace, tout en disposant de ressources limitées. Le concept, validé en assemblée générale, a abouti à un appel à projets spécifiques. Par ailleurs, suite à l’indisponibilité de la plaine de Plainpalais, où avaient été présentées les précédentes éditions, la BIG occupe un nouveau site en bordure de la rue de Lyon, dans le quartier des Charmilles au lieu-dit « Le Chantier ».

 

Un projet architectural 

Pour abriter les artistes et accueillir les habitants, les architectes Mounir Ayoub et Vanessa Lacaille, travaillant ensemble au Laboratoire d’architecture de Genève, ont été mobilisés aux côtés de l’équipe de coordination. (Ils ont par ailleurs été choisis par Pro Helvetia pour la réalisation suisse à la Biennale d’architecture de Venise en 2020). Pour la BIG 2019, ils ont attentivement étudié l’ensemble des potentiels et des difficultés du nouveau site afin que cette édition permette une grande interactivité avec les publics et entre les participants. Leur projet architectural propose, en lien avec le passé du « Chantier », une structure éphémère fabriquée à partir d’arceaux de serres recouverts d’une légère peau protectrice et posés sur un sol en partie végétalisé.

 

Espaces de cohabitations

Difficile de se représenter l’une ou l’autre des soixante propositions au programme. Cette 3e édition travaille avant tout sur la création d’espaces de rencontres et d’échanges pour les acteurs du monde culturel genevois. De par la constitution d’un contexte favorable aux rencontres et aux créations collectives, c’est le processus de production qui est mis en avant. En parallèle, la création d’un cadre propice à l’élaboration de projets d’archivage de l’événement fait entièrement partie de la programmation. Ainsi, même si quelques jours après la fin de la biennale la vie de quartier reprendra ses droits, la BIG aura été un témoin privilégié et, dès lors, actrice de la transformation de la ville. Mais avant tout, elle aura été un déclencheur de projets sur le long terme, qui pourront se développer à partir des moyens fournis le temps de la manifestation.

 

BIG Biennale 
Le Chantier
Genève
Du 28 au 30 juin 2019

 

 



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